Faire ses nuits

2019-03-01 - Pablo (5)

La question que l’on te pose systématiquement quand tu viens d’avoir un enfant, c’est :

 « Il fait ses nuits ? »

Je trouve que l’on devrait interdire de poser cette question avant 4 mois ! Il semblerait que pour un bébé faire ses nuits cela signifierait rester 5 à 6h d’affilées sans boire …

Alors primo, où est-ce que l’on a vu que 5h c’était une nuit ? Il me semble que c’est 8h une nuit non ? Deuzio, la subtilité est dans le « sans boire » ! Et oui car par exemple un bébé qui prend un biberon à 00h puis un à 5h on va dire qu’il a eu 5h entre les deux biberons ! Oui, mais attend : personnellement, notre bébé d’amour met environ entre 20-45 minutes à boire son biberon (le plus souvent, c’est une bonne demi-heure), avant ça on le change, on va dire qu’on est hyper rapide et que notre bébé se laisse faire sans bouger comptons 5 minutes + 5 minutes de réveil en douceur + 5 minutes de préparation du bib (ok là j’avoue je suis un peu large) + pour les parents chanceux comme nous qui ont un bébé avec un reflux, 20 minutes pour faire descendre le lait dans l’estomac et éviter qu’il ne souffre trop quand on le rallonge.

Au final : 5+5+5+30+20 = 65, soit une bonne heure !

Donc, déjà il est plus minuit mais 1h du mat’ ! Sur cette base nous avons donc plus que 4h de sommeil. Soyons honnête à 5h, ça fait bien 5-10 minutes que bébé baragouine dans son lit avant de crier pour notifier que la faim est là, voir plus s’il a des coliques et qu’il évacue quelques gaz avant pour faire de la place, de même à 1h, nous avons bien mis au moins 15 minutes à nous rendormir. Du coup au total 3h30 de sommeil !!

Oulala sacré nuit !! 

Et encore pour tous ceux qui ont bébé dans leur chambre, par choix (comme nous le premier mois) ou par obligation (comme nous depuis la fin du premier mois #uneseulechambre #maisonenconstruction), le sommeil a pu être interrompu par des petits bruits, trop mignons certes, mais où l’on se demande s’il faut qu’on se lève. Il est clair que si nous avions une chambre pour notre bébé, il y dormirait déjà !

Bref, notre super nuit a donc duré 3h30 ! Alors vous me direz, oui, mais après tu peux aller te recoucher ! Sauf si tu travailles, sauf si les coliques du matin continuent après le bib’ de 5h, sauf si …. tellement de chose !

Pour moi, une nuit c’est 7h de sommeil minimum, 8h c’est bien, 9h c’est hyper cool ! Bon ok, aujourd’hui on est parents il faut accepter de moins dormir. Franchement pas de problème, ça ne me dérange absolument pas ! Mais arrêtons de dire que nos bébés font leurs nuits lorsqu’ils dorment 3h30-4h.

Et vous, il fait ses nuits votre baby ? Hihihi

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Trouver son rythme

pablo et maman

1 mois et demi, c’est le temps qu’il nous aura fallu pour trouver notre nouveau rythme. Apprendre à connaître son rythme. Lorsque notre petit Pablo est entré dans notre vie, pendant plusieurs semaines, je n’ai vécu plus que pour ce petit être. Je me suis mise de côté pendant un temps. Je ne faisais plus rien pour moi, je ne pensais plus à moi, à ce dont j’avais envie, je pensais seulement à Pablo, à sa santé et à son bien-être.

Il m’a fallu cette pause, une pause transitionnelle pour passer de ma vie de jeune adulte à ma vie de maman. Au départ c’était un peu comme si je me demandais où j’étais, ce qui m’était arriver, en réalité, je ne m’étais pas préparée à être maman. Comme je l’ai raconté dans un précédent article je n’imaginais pas le chamboulement que cela allait entraîner dans notre vie. Mais peut-on réellement se préparer à être maman ? Je ne le pense pas. Aujourd’hui c’est un peu comme un enfant qui arrive enfin à marcher seul. Aujourd’hui, je sais où je suis, je sais où je vais et je j’avance pleinement consciente de chaque pas. Et surtout, j’arrive à concilier mes envies, avec ma vie de maman.

Notre petit bout commence à adopter un rythme régulier en terme de repas/sommeil et je pense que c’est aussi pour cela que j’ai pu reprendre mes marques. C’est sûr qu’en mangeant toutes les 3 heures il n’y a pas beaucoup de temps pour faire des choses pour soi entre temps. Aujourd’hui, il mange toutes les 4-5h donc nous avons plus de temps. Ce rythme, j’en ai totalement conscience va encore beaucoup changer, mais je suis prête !

J’ai commencé ce blog, car j’avais besoin d’extérioriser ce sentiment que j’avais en moi d’être totalement perdue. Aujourd’hui, j’ai retrouvé mon chemin et je n’ai qu’une envie : courir à grande enjamber vers demain !

 

Son papa, mon héros

Avant la naissance de Pablo, j’étais de ces femmes qui contrôlent tout et qui savent toujours quoi faire face à n’importe quelle situation. En fait, je ne l’aurais jamais dit avant, mais j’étais une femme qui avait confiance en elle et en ses choix. Je ne doutais quasiment jamais de prendre la bonne décision. Je pensais d’ailleurs souvent que la manière dont JE faisais les choses était la meilleure façon de faire. Oui, j’étais têtue, je te l’accorde, mais je me rends compte aujourd’hui que c’est parce que j’avais confiance en moi.

Avec l’arrivée de Pablo dans notre vie, ma confiance s’est déplacée… en son papa. Je ne me dis plus que je fais les choses mieux que lui et qu’il devrait faire comme moi. En fait, je me surprends même lorsque je le vois faire d’une autre manière que moi, à essayer plus tard (quand il n’est pas là), à essayer sa méthode. Mais surtout lors de crise, lorsqu’il se passe quelque chose de nouveau, un problème ou une situation à laquelle nous n’avons jamais été confronté (ce qui arrive très régulièrement lorsqu’on devient parents pour la première fois) je me repose complètement sur lui. J’ai toujours l’impression qu’il aura LUI, la meilleure solution.

Moi qui étais une femme forte, une battante, qui ne se laissait pas abattre, aujourd’hui c’est une grande fragilité qui m’envahit. La peur de ne pas faire comme il faut, la peur de faire mal. Même lorsque mon instinct me dit de faire les choses de telle manière, si les sage-femmes / pédiatres me disent de faire autrement, je fais comme ils me disent. Lorsque je pense à une solution, j’ai toujours besoin de le dire à son papa pour voir ce que, lui, en pense. Je suis devenue incapable de prendre une décision sans son aval. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose me direz-vous ! Il est certain qu’être toujours persuadée d’avoir raison n’est pas un trait de caractère dont j’étais fière, mais pour moi c’est un grand chamboulement. J’ai vécu 28 ans de cette manière, alors aujourd’hui face à cette incertitude constante, je suis un peu désorientée. J’ai l’impression de ne plus être moi-même. Mais finalement, je ne suis plus la même, c’est certain car aujourd’hui, je suis maman…

Hier, j’étais Marie, aujourd’hui, je suis la maman de Pablo.

Peut-être que cette force reviendra avec le temps, en partie, je l’espère. En attendant, je réalise à quel point mon amoureux est un homme gentil, prévenant et fort, une force que je ne soupçonnais pas, il est pour moi d’un soutien sans faille.

Et pour ça j’aimerais lui dire : Merci mon amour, tu es mon héros ! 

 

05.01.2019 – 20h03

pablo - 22 janvier 2019 (16)

Et puis soudain je réalise que ma vie ne sera plus jamais la même…

Ce samedi 5 janvier 2019, à 20h03 ma nouvelle vie a commencé. Je n’imaginais pas à quel point ce petit bébé allait chambouler nos vies, à quel point il allait chambouler ma vie. Nous qui depuis 14 ans vivions notre amour à deux, ce NOUS comptait maintenant 3 personnes. Je me souviens du moment très précis où j’ai réalisé que désormais nous étions une famille, quand la sage-femme a déposé notre bébé dans les bras de son papa. Je ressens encore aujourd’hui ce que j’ai ressenti à ce moment en les regardant… Ces deux hommes étaient les amours de ma vie.

Le 5 janvier 2019 à 20h03, je suis devenue maman.

J’ai passé la première nuit à regarder son visage, écouter sa respiration et tous ses magnifiques petits bruits qu’il émettait. Je n’ai pas beaucoup dormi cette nuit-là, mais je m’en fichais pas mal. J’étais émerveillée, c’était comme le premier jour d’une histoire d’amour, après le premier baiser, j’étais envahie d’amour, j’avais l’impression que mon cœur n’était pas assez grand pour contenir tout l’amour que j’avais en moi.

Notre séjour à la maternité fut long et semblable à des montagnes russes en terme d’émotions. Et puis comme pour tout le reste, comme un cadeau de plus que notre bébé a voulu me faire nous sommes finalement rentré chez nous, la veille de mon anniversaire. C’est à ce moment-là, de retour chez nous que j’ai réalisé que ma vie ne serait plus jamais la même. Tout ce que j’avais connu jusqu’à présent faisait partie du passé. C’était une nouvelle vie qui commençait, notre vie. Toi, moi, lui, nous.

Lorsque j’ai proposé à mon chéri d’arrêter la pilule, quand nous avons décidé d’avoir un enfant, de fonder une famille, de devenir parent, je n’imaginais pas tout ce que cela allait changer dans nos vies. J’ai d’ailleurs dit « J’aimerais avoir un enfant avec toi… », je n’avais pas pensé que cela impliquait que nous allions devenir parents, que j’allais devenir une maman et lui un papa.

Nous nous aimions depuis 14 ans. Nous étions deux êtres qui ne faisaient qu’un. Nous partagions tout, vivions chaque jour de notre vie ensemble. Alors forcément quand notre petit Pablo à rejoint nos vies nous avons dû apprendre à vivre à 3, à s’aimer à 3. Accepter que l’autre ait autant d’amour pour une deuxième personne. Et ça ce n’est pas toujours facile…

Il y a certains moments où je ne pense qu’à Pablo, où j’ai l’impression que je n’ai que lui dans ma vie, que je ne vis que pour lui. A d’autres moments, je suis jalouse de lui, j’aimerais être la seule personne que mon chéri aime.

Devenir parent, c’est apprendre à partager l’autre. A partager son enfant, à partager son mari, à partager l’amour. La relation n’est plus exclusive, au contraire.

Ce samedi 5 janvier 2019 à 20h03 nous sommes devenu une famille.
Nos vies ne seront plus jamais les mêmes.
Ce samedi 5 janvier 2019 à 20h03, Pablo est née et nous aussi, nous sommes née en temps que parent.